Quelle est ma ligne politique ? Voici un début de réponse

Quelle est ma ligne politique ? Voici un début de réponse

La politique d’aujourd’hui n’est plus une question d’étiquette politique. Beaucoup ne se retrouvent plus dans les partis politiques. Loin de la réalité des citoyens, encore trop d’élus consacrent leur temps à faire de la politique de représentation et à courir après les mandats pour des raisons purement financières.

 

Mon engagement est tout autre. Dans ce cadre, il me semble important de faire le point sur les valeurs qui guident ma candidature et les raisons qui me motivent à être candidat.

 

Agé de 26 ans, cela fait bientôt 10 années que je fréquente l’univers politique. J’ai beaucoup observé le fonctionnement de nos partis politiques et de nos institutions.

 

Un élément est frappant lorsque l’on arrive dans les arcanes des partis de la droite et du centre : les rapports sont inversés !

 

Je m’explique. Au début de la 5ème république, l’engagement politique reposait sur des valeurs fortes de l’individu. Jamais un socialiste aurait accepté de vendre ses convictions pour un calcul électoral, jamais un gaulliste n’aurait corrompu son vote pour faire passer « un copain », ou contre un autre groupe politique.

 

Les militants réfléchissaient aux solutions à proposer et créaient un projet politique porté par un candidat. C’était le candidat qui portait les idées du parti.

 

Aujourd’hui, l’élection présidentielle étant devenue un objectif individuel, un projet personnel direct ou par procuration, les partis s’adaptent au projet politique personnel du candidat. Les militants ne proposent plus, ils se contentent de suivre les candidats en espérant que leurs valeurs seront respectées. Bien sûr des réunions de travail sont encore organisées, en période d’élection, mais globalement elles ne portent plus sur un projet de société. On ne parle plus de la France, des Français, mais de stratégie électorale.

 

On peut se demander quelle est ma ligne politique. Il est possible d’y répondre simplement. Je suis un Libertaire social-libéral ! Derrière cette expression un peu barbare se cache de grands principes auxquels j’adhère.

 

Le caractère libertaire est relativement simple à comprendre. Il ne s’agit pas d’être anarchiste, loin de là. Simplement, je ne pense pas que c’est en interdisant les choses que l’on règle les problèmes qui en découlent, à l’image du cannabis, de la prostitution, de l’euthanasie active ou encore de la PMA pour les couples de lesbiennes.

 

Je crois à la démocratie participative et à l’autogestion du destin des individus.

 

A l’heure du numérique, nous avons les moyens pour que les citoyens puissent prendre part aux décisions. Il est quand même affligeant de voir que des centaines de milliers de personnes votent par sms pour la prochaine starlette à sauver dans la « Maison des secrets » d’une émission de télé-réalité, mais que de moins en moins de personnes ne puissent prendre part aux décisions qui les touchent dans leurs vies quotidiennes.

 

Il manque aujourd’hui un organe numérique et collaboratif pour que la politique s’adapte à son temps et enfin redonner à la démocratie un pilier essentiel : la participation massive du peuple. C’est parce que je crois sincèrement que le mandat de Député est à construire avec les citoyens et que le poste de Député est avant tout une fonction de porte-parole plus que d’un représentant, que je propose la création d’un comité citoyen dans la 8ème circonscription.

 

Définir l’aspect social-libéral est un sujet sans doute plus sensible. Il existe bien évidemment une définition « académique », mais comme tout courant politico-philosophique, elle est en perpétuelle évolution et dépend du point de vue et des valeurs humaines de la personne qui prêtant y être sensible.

 

Pour moi, être social-libéral c’est croire en la valeur du travail, c’est croire en l’entreprenariat, c’est croire en la possibilité pour les sociétés de « faire de l’argent » avec humanisme, c’est croire au dialogue social intelligent et intelligible au sein des entreprises, c’est croire en la possibilité d’allier développement économique et préservation de notre planète et de nos ressources écologiques, c’est croire en une justice sociale.

 

Aucun angélisme dans cette quête d’idéal sociétal. Je crois sincèrement que l’Homme est maître de son propre destin. Certes des inégalités existent encore aujourd’hui, dans le monde et en France. Fils de bourgeois ou d’ouvriers les chances ne sont pas les mêmes sur la ligne de départ. Les propos de l’ancienne Ministre de l’économie Christine Lagarde exprime mon point de vue : « Entre l’égalité de tous sur la ligne de départ et les performances de chacun à l’arrivée, le travail fait de l’individu le seul responsable de son propre parcours [1]». Malheureusement « l’égalité de tous sur la ligne de départ » n’est pas encore réelle.

Les révoltes de mai 68 n’ont rien changé sur ce point, le socialisme des années Mitterrand non plus, mais l’ascenseur social existe. Comme le chantait le flamboyant Jean-Jacques Goldman dans les années 80 dans sa chanson « envole-moi », a grand renfort de courage et d’auto-éducation, il est possible de sortir du destin familial. 

 

Je suis issu d’une famille modeste. Comme beaucoup je connais les difficultés du quotidien et pourtant je vois aujourd’hui mes origines comme une chance. Mes origines sont à la base de mes valeurs et ce sont celles-ci que je souhaite porter dans le cadre des prochaines élections législatives.

 

Je ne suis pas en quête d’un mandat politique pour m’afficher, mais pour faire avancer les choses et construire avec vous notre avenir. Si je me présente, c’est parce que je connais le quotidien d’un grand nombre d’habitants de la 8ème circonscription et que je souhaite leur faire bénéficier de mon énergie.

 

Je souhaite que demain, personne n’ait à baisser les yeux parce qu’elle n’a pas la chance d’avoir un emploi, car oui aujourd’hui, avoir un emploi dans l’Audomarois c’est une chance.

 

Je souhaite que demain chacun puisse avoir la possibilité de se réaliser en tant que citoyen et en tant qu’Homme libre.

 

Je souhaite que chacun puisse prendre part aux décisions prises, proposer des amendements aux lois, choisir les associations et les projets financés par la réserve parlementaire (environ 130 000 € par an) et surtout, je m’engage à une totale transparence financière sur l’utilisation de l’IFRM (Indemnité représentative pour frais de mandat).

 

Beaucoup d’entre vous ne croient plus en la sincérité des politiques, et je ne peux que les comprendre.

 

Beaucoup ont en tête que la politique c’est une affaire de personnes vendues ou corrompus, c’est vrai pour certains, mais beaucoup de Femmes et d’Hommes sont des personnes sincères et pleinement engagées dans leurs mandats

 

Beaucoup pensent que les extrêmes sont la solution, je ne peux que m’élever et affirmer que des candidats sincères existent, toutes élections confondues, il suffit de voter en votre âme et conscience et non en fonction d’une étiquette politique qui ne veut plus dire grand-chose aujourd’hui.

 

Pour finir, je vous propose de le construire ensemble le mandat à venir. Quelque soient vos idées politiques, syndicales, philosophiques, nous pouvons faire bouger les choses ensemble. Nous avons tous notre vécu et notre parcours, c’est ce qui crée notre force. Ensemble, faisons bouger les lignes !

 

[1] Discours devant l’Assemblée Nationale du 10 juillet 2007 : http://dicocitations.lemonde.fr/citation_auteur_ajout/12077.php